Présentation

Nous sommes un collectif sous forme de SCIC SA (Société coopérative d’intérêt collectif / Société anonyme) qui a décidé de créer une Ferme urbaine en plein coeur de Metz et plus précisément en bordure du parc Gloucester.

La Ferme de Borny est une ferme urbaine spécialisée dans le maraîchage bio, et axée autour de trois pôles principaux : 
– le maraîchage
– la pédagogie
– le magasin de producteurs

Semée par les maraîchers bio de Norroy-le-Veneur Jean-Philippe et Céline Neveux, tuteurée par la Ville de Metz, l’idée d’une ferme urbaine a germé pendant quatre ans. Et la voilà qui pousse au cœur du quartier de Borny, sur un vaste espace municipal de trois hectares.

L’originalité du projet, unique en France, tient au fait qu’il a été rendu possible grâce à la création d’une SCIC. Comprenez une Société coopérative d’intérêt collectif à laquelle ont déjà souscrit 210 actionnaires. Autant de particuliers, d’entreprises, d’associations ou de collectivités qui, moyennant 20 € la part sociale, ont souhaité soutenir cette mise en culture urbaine et solidaire.

« Le projet a été lancé le 1er février. Avec un palier indispensable de 18 500 € pour créer la société, nous avons récolté 24 000 €. L’objectif est d’atteindre les 30 000 € qui nous permettront de contracter les prêts nécessaires à nos futurs investissements ». Nous sommes ravis de voir à quel point les habitants du quartier, mais aussi de nombreux étudiants et quelques jardiniers amateurs, se sentent impliqués dans le projet.

Une boutique pour acheter local

À l’heure du défrichage et des premiers semis, avant l’arrivée des animaux de la ferme et des premières animations festives, les chantiers participatifs se succèdent. Des espaces ouverts et encadrés où chacun est amené à préparer le terrain. « Nous ne sommes pas des spécialistes de l’insertion, c’est pourquoi nous nous sommes aussi rapprochés d’acteurs locaux comme Pôle emploi, Metz Pôle Services ou encore Apsis-Emergence pour recruter de futurs ouvriers agricoles. En régime de croisière, c’est-à-dire dans huit ans, l’équipe pourra atteindre 22 équivalents temps plein en insertion », poursuit la maraîchère. Parmi les premiers emplois créés, ceux de « Madame maraîchage », Charlotte Marecaux, et de « Madame pédagogie », Natacha Muller. En juin, « Madame magasin », Laure Dumet a rejoins l’équipe pour concevoir la boutique où, en circuit court, la clientèle aura la garantie d’acheter la production locale, mais aussi celle d’autres producteurs du cru labellisés bio, Demeter ou Nature et progrès.